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mardi 6 octobre 2009

Le risque de cancer et d'obésité est accru. ("Sciences et avenir")

Les générations futures connaîtront-elles le plaisir de la côte de boeuf ? Rien n'est moins sûr, à en croire les attaques sur la viande rouge (1), accusée des pires maux : cancer, obésité. La première charge remonte à 2005 avec l'étude Epie. Issu du suivi de quelque 500 000 hommes et femmes de dix pays européens, ce travail, coordonné par le Pr Elio Riboli, alors épidémiologiste au Centre international de recherche sur le cancer (Lyon), démontrait que le risque de cancer colorectal était trois fois plus élevé chez les consommateurs réguliers de deux portions quotidiennes (200 g par jour) et plus de viande rouge et de charcuterie en comparaison à ceux qui ne mangeaient qu'une portion ou moins par semaine. Au rang des accusés, la viande rouge donc mais aussi les produits dits transformés (charcuteries). En revanche, la volaille et le poisson sortaient blanchis de ce travail. Cinq ans plus tard, le scientifique, aujourd'hui responsable de l'Unité santé publique à l'Impérial Collège de Londres, persiste et signe. «La plupart des études menées depuis aux Etats-Unis et en Europe ont montré que, sur le plan des maladies cardio-vasculaires, du diabète ou encore de l'obésité, il n'y a aucun bénéfice à consommer de la viande rouge», détaille-t-il. Dont acte. Mais alors, si commander un deuxième tartare devient suicidaire, comment chiffrer une consommation quotidienne «raisonnable» ? Pour l'Institut national du cancer, le conseil est de «limiter les apports quotidiens de viande rouge et d'éviter la charcuterie». Car le risque de cancer colorectal augmente de 29% par portion de 100 g de viande rouge consommée par jour et de 21% par portion de 50 g/jour de charcuterie. Or, en France, on estime que 25% de la population consomme au moins 500 g de viande rouge par semaine et plus de 25% de la population au moins 50 g de charcuterie par jour ! De son côté, en 2007, le World Cancer of Research Fund a choisi de recommander un seuil maximal de 500 g hebdomadaire de viande rouge. En précisant que cela correspond à 700 à 750 g de viande crue. «A moins de 300 g par semaine, il n'y a pas de risque, précise Elio Riboli. Et pour qui ne peut vraiment pas s'en passer, on peut recommander une consommation hebdomadaire de 300 à 500 g. Car la viande de très bonne qualité, c'est-à-dire maigre, conserve un intérêt nutritionnel incontestable par sa richesse en fer et en protéines.»
A noter que des travaux récents ont montré que le mode de cuisson importe finalement peu. Car c'est un constituant même de la viande, le noyau hème-fer, qui agirait comme un catalyseur de la formation de nitrosamines, impliqués dans la cancérisation des muqueuses. Enfin rappelons que si les végétariens ont moins de risque de développer un cancer, c'est plus en raison d'une alimentation globale équilibrée et surtout d'une hygiène de vie. «De plus, on ne s'improvise pas végétarien en cinq minutes, souligne Elio Riboli. Des études ont montré que les végétariens aux Etats-Unis compensaient par des excès de sucres et de graisses !» A méditer le 20 mars 2010, journée internationale proclamée sans viande. Et inutile de se rabattre sur le lapin ou la volaille. Selon un rapport récent de l'Afssa (1), leurs teneurs en antibiotiques sont notables. Ce qui suggère à terme l'apparition de bactéries résistantes, même si peu d'exemples documentés mettent en relation directe l'utilisation d'antibiotiques et les échecs thérapeutiques chez l'homme.

(1) Boeuf, agneau, porc et viande contenue dans les plats préparés.

Sylvie Riou-Milliot
Sciences et Avenir

mercredi 16 septembre 2009

Cancer de la prostate : les urologues veulent un dépistage.

L'Association française d'urologie demande un programme de dépistage comparable à ce qui est fait pour le sein et le colon.
Une position controversée.
Un dépistage organisé du cancer de la prostate pour les hommes de 55 à 69 ans, un dépistage individuel entre 70 et 75 ans, et aucun au-delà de 75 ans. Telles sont les nouvelles préconisations de l'Association française d'urologie, qui organise aujourd'hui la cinquième journée nationale de la prostate. Cette société savante affirme surtout son souhait de parvenir à une position nationale sur la question du dépistage de cette tumeur, qui fait débat depuis des années dans le monde médical.

Les cancers de la prostate, les plus fréquents de tous les cancers en France, concernent désormais 65 000 hommes chaque année, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS). Le nombre de nouveaux cas a augmenté de 8,5 % par an entre 2000 et 2005, précise l'InVS, «par l'effet combiné du vieillissement de la population, de l'amélioration des moyens diagnostiques et de la diffusion de la technique de dépistage par PSA (antigène prostatique spécifique, NDLR)» . Ces tumeurs sont au deuxième rang de la mortalité par cancer chez l'homme sur le territoire avec 9 000 décès par an, mais leur pronostic s'améliore.

En 2003, l'Association française d'urologie (AFU) a proposé un dépistage annuel - par toucher rectal et dosage sanguin du PSA - pour les hommes de 50 à 75 ans. L'appel a été largement entendu : environ 90 % des médecins généralistes prescrivent régulièrement des tests sanguins par PSA, dont 2,7 millions sont pratiqués chaque année en dépistage. Au grand dam d'autres spécialistes, épidémiologistes notamment, qui estiment que le bénéfice de santé publique d'un tel dépistage n'est pas établi : il ne permet pas de diminuer la mortalité et conduit à des traitements lourds avec risques de séquelles gênantes (troubles de l'érection, fuites urinaires). De son côté, la Haute Autorité de santé (HAS) n'a pas jusqu'ici recommandé de dépistage organisé de ce cancer comparable à ceux du sein et du colon.

Des essais cliniques très attendus

Pour les urologues, la donne a clairement changé avec la publication en mars dernier d'essais cliniques très attendus dans le New England Journal of Medicine (NEJM). «Avec un recul de neuf ans, une étude européenne portant sur 160 000 personnes montre qu'un dépistage tous les quatre ans diminue de 20 % la mortalité par cancer de la prostate chez les 55-69 ans, indique le Pr Pascal Rischmann, président de l'AFU. La baisse de mortalité atteint même 30 % lorsque l'on affine ces résultats en les toilettant.» Dans le même numéro, le NEJM publie une étude américaine incluant 76 000 hommes ne démontrant, elle, aucun effet favorable sur la mortalité. Mais selon le Pr Rischmann, sa méthodologie n'est guère solide, la population témoin se faisant malgré tout dépister par le PSA.

«Cela faisait des années qu'on nous demandait une preuve scientifique, la voilà», estime le président de l'AFU. Et ce n'est pas le seul argument. «Tous les pays d'Europe qui ont adopté une politique volontariste de dépistage du cancer de la prostate ont des résultats probants en terme de mortalité», ajoute-t-il. Se fondant sur ces résultats, l'AFU propose aux autorités sanitaires d'organiser un dépistage pour les 55-69 ans, tous les trois ans (ou annuel si le PSA est élevé). L'association se prononce aussi pour un suivi plus précoce (à partir de 45 ans) dans les groupes à risque : antécédents familiaux, origine antillaise ou africaine. Elle préconise en revanche des tests individuels, au cas par cas, pour les 70-75 ans, et une abstention au-delà.

Pour le Pr Marc Zerbib, urologue à l'hôpital Cochin (Paris), toutes les données convergent vers une telle stratégie. «Le dépistage est d'autant plus justifié que des traitements localisés, de moins en moins agressifs, sont en train d'arriver.» Ces arguments vont-ils être entendus au-delà des urologues ? Dans son rapport pour le plan cancer 2009-2013, rendu en février dernier au président de la République, le Pr Jean-Pierre Grünfeld recommandait de prendre une position nationale sur la question du dépistage du cancer de la prostate «dès la publication de l'étude européenne», publiée dans le NEJM.

La Haute Autorité de santé et l'Institut national du cancer, qui ont nommé un groupe de travail, doivent rendre des conclusions communes courant 2010. Les opposants au dépistage, eux, campent sur leurs positions. «Les études publiées dans le New England comportent de nombreux biais, et ce ne sont que des résultats intermédiaires», souligne Dominique Dupagne, généraliste à Paris, à l'origine d'un collectif demandant un moratoire sur le dépistage du cancer de prostate, signé par 200 médecins. Un avis partagé par le Pr Gérard Dubois, professeur de santé publique (Amiens), qui était déjà monté au créneau sur le sujet il y a deux ans. «Tous les organismes de référence réfléchissent à ces questions, mais il y a clairement un manque d'enthousiasme. Surtout, contrairement à ce que voudraient faire croire les urologues, ces nouvelles publications ne permettent pas de trancher le débat.»

Source : Le Figaro

vendredi 11 septembre 2009

5e journée nationale de la prostate : informez-vous !

L'Association Française d'Urologie organise
le mardi 15 septembre 2009 la 5ème Journée Nationale de la Prostate.

Intitulée « Prostate, vous avez le droit de savoir », elle a pour objectif de répondre sans tabou à toutes les questions et de faire connaître les différentes pathologies touchant la prostate, dont le cancer.
Les 15 et 16 septembre 2009, de 9 h à 19 h, les personnes désirant s'informer pourront contacter des urologues qui répondront en toute confidentialité au numéro indigo1 suivant : 0820 366 110. La 5ème édition de la Journée Nationale de la Prostate permettra de sensibiliser les hommes à cet organe peu connu. Elle se déroulera pendant la semaine européenne de l’urologie organisée par l’European Association of Urology (EAU), qui a pour vocation d'informer le grand public sur les pathologies urologiques les plus répandues : incontinence urinaire, dysfonction érectile, hypertrophie bénigne de la prostate et cancer de la prostate.
Le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme avec plus de 66 000 nouveaux cas estimés en 2008 en France. D'évolution lente, il a pour particularité de rester longtemps asymptomatique. Aujourd’hui, le dépistage du cancer de la prostate fait l’objet d’une controverse scientifique. Les réticences exprimées à l’égard du dépistage systématique du cancer de la prostate sont principalement fondées sur la crainte de surdiagnostics et les doutes sur son efficacité réelle. Plusieurs études ont été menées récemment à ce sujet. Les résultats de ces études seront analysés et commentés par l’Association Française d’Urologie qui fera des propositions à la lumière de ces nouvelles données.

De son côté l'Institut national du cancer (INCa) a lancé un programme de recherche sur le cancer de la prostate dont les résultats seront connus en mars 2010.


Sources : www.urofrance.org et "Guérir.fr"

jeudi 23 juillet 2009

Le mélanome : un cancer de la peau redoutable mais évitable.

Détecté précocement il ne présente quasiment aucun risque vital, mais dès qu’il est métastasé, les traitements sont plus difficiles. La recherche avance, elle tend d’élucider l’origine du mélanome et de son pouvoir métastatique afin de mieux le combattre.

Pour lire ce dossier de la Fondation pour la Recherche Médicale, cliquez sur le titre du message.

vendredi 3 juillet 2009

Trois académies s'élèvent contre la méfiance vis-à-vis de l'eau du robinet. (AFP)

PARIS (AFP) — L'Académie nationale de médecine, l'Académie nationale de pharmacie et l'Académie de l'eau considèrent que les recommandations faites aux personnes fragilisées par un cancer de ne pas consommer d'eau du robinet est "un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients".
"Les risques potentiels de l'eau potable dans la survenue éventuelle de cancers et l'aggravation de l'état des personnes atteintes de cancer ne reposent que sur des hypothèses", estiment les trois académies jeudi dans un communiqué.
L'académie de l'eau est une association présidée par le Professeur Marc Gentilini, ancien président de l'Académie nationale de Médecine.
"Les ressources en eau sont exposées à diverses contaminations et il faut tout faire pour améliorer cet état", reconnaissent les signataires, qui soulignent que les Français bénéficient de normes rigoureuses et de "contrôles réguliers", avec "des agences sanitaires et des filières de traitement parmi les plus performantes du monde".
De ce fait, l'eau du robinet est "un des composants les plus surveillés, les plus sains et les plus sûrs de notre alimentation", et faire croire le contraire "relève de l'imposture", dit le texte.
Un texte signé par des oncologues, des épidémiologistes et le WWF avait été publié la semaine dernière, suggérant aux personnes fragilisées par le cancer de boire de l'eau en bouteille ou filtrée dans les zones agricoles polluées, pour ne pas risquer d'être exposées à des taux trop élevés de nitrates ou de pesticides.
La Direction générale de la santé (DGS) avait alors tenu à rappeler que l'eau du robinet subissait des contrôles "exigeants et réguliers", tandis que des environnementalistes appelaient à se méfier des bouteilles en plastique.

Copyright © 2009 AFP.

Cancer et environnement : La logique de précaution s'impose.

Quelle est l'importance du lien entre environnement et cancer ? Sortant des querelles de chiffres, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu, jeudi 2 juillet, un avis et des recommandations sur cette question controversée. L'Agence plaide pour une logique de précaution et demande que soit pris en compte le risque lié à l'ensemble des expositions, et non pas uniquement le danger avéré de telle ou telle substance.
- LE MONDE, 3 juillet 2009 -

Cliquez sur le titre du message pour lire la suite de l'article.

samedi 27 juin 2009

L'eau du robinet ... à éviter ?

Voici, à la suite du dossier paru sur le site "guérir" , du docteur David-Schreiber (suivre le lien en cliquant sur le titre de ce message), des réactions de la presse (Le Figaro, le Monde, Ouest-France)

http://www.lefigaro.fr/sante/2009/06/23/01004-20090623ARTFIG00610-l-eau-du-robinet-mal-filtree-deconseillee-en-cas-de-cancer-.php
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/24/eau-du-robinet-et-cancer-quels-sont-les-risques_1210627_3244.html
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Eviter-l-eau-non-filtree-dans-les-zones-polluees-en-cas-de-cancer-_-979848_actu.Htm

mardi 24 février 2009

Le cannabis double le risque de cancer du testicule !

Rare dans la population générale, le cancer du testicule est cependant le cancer le plus fréquent chez les jeunes hommes de 15 à 35 ans. La consommation régulière de cannabis pendant l'adolescence multiplie par deux le risque de développer ce type de cancer...

Les cancers du testicule sont en progression.

Le cancer du testicule est un cancer rare, mais en progression depuis quelques décennies. Depuis les années 50, le nombre de cas de cancers des testicules a augmenté de 3 à 5% par an dans de nombreux pays, et notamment en Europe.

Parallèlement à cette progression, la consommation du cannabis a augmenté dans les mêmes proportions. Enfin, les testicules sont un des rares organes à présenter des récepteurs à la substance active du cannabis qui est le tétrahydrocannabinol (THC). C'est à partir de ces constats que des chercheurs ont souhaité explorer plus en avant cette relation entre cannabis et cancer du testicule.

Le cannabis multiplie par deux le risque de cancer du testicule.

Ils ont simplement comparé deux groupes d'hommes, les uns en bonne santé, les autres atteints d'un cancer du testicule (370 hommes de 18 à 44 ans). Après avoir analysé leur consommation de drogue actuelle et passée, ils constatent que les fumeurs occasionnels de cannabis ont un risque de cancer du testicule augmenté de 70% par rapport aux non-fumeurs de cannabis. Quant à ceux qui en font usage régulièrement (au moins une fois par semaine depuis leur puberté), ils voient leur risque de développer un cancer du testicule multiplié par deux.

Les auteurs précisent que cet accroissement du risque concerne uniquement les cancers du testicule de type non-séminome, ce sont les plus rares (40% des cancers du testicule), mais aussi les plus agressifs et ils concernent tout particulièrement les plus jeunes (entre 20 et 35 ans). Par opposition, les cancers séminomes surviennent plus tardivement, à partir de 35 ans et jusqu'à 60 ans.

Rappelons que la consommation de cannabis (tout comme celle de tabac) entraîne des conséquences beaucoup plus marquées au cours de l'adolescence, c'est-à-dire sur des organismes fragiles et dont le développement n'est pas encore complètement terminé.

Malheureusement, les dégâts du cannabis ne se limitent pas au cancer du testicule. Le cannabis a d'autres effets sur l'appareil reproducteur masculin : baisse de la testostérone, infertilité, impuissance…

Ces informations doivent être portées à la connaissance des jeunes !

Isabelle Eustache
23/02/2009
Schwartz S. et coll., Cancer, 9 février 2009.

mercredi 18 février 2009

"Ah, ce p'tit verre de vin ... ! "

Ah, ce petit verre de vin quotidien qui favorise le cancer ...

Halte au petit verre de vin quotidien, aux trop nombreux steaks ou côtelettes, à la charcuterie ad libitum et vive l’allaitement maternel : l’Institut national du cancer (Inca) a publié mardi un état des connaissances sur l’impact de la nutrition sur les cancers.

La brochure, à destination des professionnels de la santé, fait la synthèse des études internationales les plus récentes en tenant compte de l’exposition particulière des Français à certains facteurs de risque.

Au premier rang des accusés, l’alcool qui met la France au sixième rang mondial avec une consommation de 12,9 litres d’alcool pur par personne (un petit verre de vin, 25 cl de bière, un pastis équivalent à 10 g d’alcool pur). Pour Didier Houssin, directeur de la santé, il n’y a pas, en ce qui concerne l’alcool et le cancer, «de dose protectrice». Avec leurs effets invisibles, «les petites doses répétées sont les plus nocives», affirme le président de l’Inca, Dominique Maraninchi. Paule Martel, directrice de recherche à l’Institut de recherche agronomique (INRA), renchérit: «toute consommation quotidienne de vin est déconseillée.»

Selon l’étude, «la consommation de boissons alcoolisées est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers: bouche, pharynx, larynx, oesophage, colon-rectum, sein et foie». Par verre consommé par jour, la hausse du risque va de 9% (colon-rectum) à 168% (bouche, pharynx et larynx).

La cause? Surtout la transformation de l’éthanol en acétaldéhyde, l’éthanol augmentant d’ailleurs la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes tels que le tabac. La consommation chronique d’alcool induit aussi une déficience en folates, favorable au cancer colorectal.

En France, la consommation d’alcool est la deuxième cause évitable de mort par cancer (10,8% des morts par cancer chez l’homme et 4,5% chez la femme), après le tabac.

Les viandes rouges et charcuteries sont pointées du doigt pour le cancer colorectal. Mais sans alarmisme : le seuil est fixé à 500 grammes de viande rouge par semaine, soit plus que la consommation moyenne des Français (370g). Un quart de la population consomme cependant 500 grammes ou plus. Le sel, dont la consommation baisse depuis dix ans, semble avoir un rapport avec le cancer de l’estomac. Les compléments alimentaires à base de bêta-carotène augmentent significativement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs ou les gens exposés à l’amiante.

La brochure rappelle que le cancer est une pathologie multi-factorielle (alimentation, environnement, génétique) et qu’il n’y a pas, à l’inverse, d’aliment miracle qui protégerait de cette maladie. Elle vante les mérites d’une alimentation diversifiée et équilibrée associée à la pratique d’une activité physique – ce qui pourrait réduire le nombre de nouveaux cas de cancers de quelque 100.000 par an en France.

Elle confirme les bienfaits de tous les fruits et légumes, riches en antioxydants et en vitamine B9 (folates), et associés à une réduction du risque des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’oesophage, de l’estomac, et, pour les seuls fruits, du poumon. La consommation quotidienne recommandée est au minimum de 400 g par jour.

Enfin elle rappelle que l’allaitement maternel limite les risques de cancer du sein, recommandant une durée de six mois. Il est bon aussi pour l’enfant, puisqu’il réduit le risque de surpoids et donc de plusieurs cancers. Selon le Pr Maraninchi, ces recommandations valent aussi pour éviter une rechute de cancer.

jeudi 12 février 2009

Un test urinaire pour le dépistage du cancer de la prostate.

Un test urinaire pour le cancer de la prostate
NOUVELOBS.COM 11.02.2009
La découverte d'une molécule, la sarcosine, présente dans les urines des malades pourrait aider les médecins à diagnostiquer les cancers de la prostate et à déterminer ceux qui sont les plus agressifs et nécessitent un traitement radical d'emblée.
En analysant des échantillons urinaires et sanguins de patients atteints de cancer de la prostate l'équipe d'Arul Chinnaiyan de l'Université du Michigan a découvert qu'un métabolite, la sarcosine, était présent en grande quantité dans leur urine. Les niveaux de cet acide aminé étaient élevés chez 79% des malades souffrant de cancers métastasés et chez 42% des malades diagnostiqués à un stade précoce, au début du processus tumoral. En revanche cette substance était absente des prélèvements issus de volontaires sains.

Selon les auteurs de l'étude, publiée dans la revue Nature, la sarcosine s'est avérée être un meilleur indicateur de l'évolution de la maladie que le dosage sanguin du taux de PSA (antigène prostatique spécifique) couramment utilisé pour assurer le suivi des malades. La sarcosine pourrait donc constituer un nouveau biomarqueur de cette pathologie d'autant plus qu'une simple analyse d'urine suffirait à la détecter. Ces résultats doivent toutefois être validés sur un plus grand nombre de sujets avant d'envisager la mise au point d'un test.

Le fait de pouvoir disposer d'un élément objectif pour évaluer la gravité d'une tumeur prostatique constituerait un progrès significatif dans la prise en charge des malades. L'un des problèmes qu’affrontent les médecins est en effet lié à la difficulté de déterminer le potentiel de dangerosité du cancer ainsi que sa capacité à se disséminer ou non. De nombreux patients, dépistés à un âge parfois avancé, sont atteints d'une forme peu évolutive ne nécessitant pas de traitements ou une stratégie thérapeutique allégée. " Beaucoup de patients sont aujourd'hui surtraités car les médecins ne savent pas quelles tumeurs seront de croissance lente " insiste Arul Chinnaiyan.

Les chercheurs ont également constaté in-vitro que la sarcosine était capable de déclencher un processus tumoral en transformant des cellules de prostate en cellules cancéreuses invasives, à l'origine de l'apparition des métastases. Ce qui indique qu'elle pourrait jouer un rôle important dans la maladie, et donc être la cible potentielle de nouvelles substances médicamenteuses.

Le cancer de la prostate, qui est le cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de cinquante ans, provoque chaque année près de 10 000 décès, en France.


J.I.
Sciences-et-Avenir.com
12/02/2009

mercredi 11 février 2009

TABAC : STOP !

Arrêter de fumer, une "simple affaire de volonté" ? NON !
Ne culpabilisons pas, si nous n'y arrivons pas, car ce n'est pas de "volonté" dont nous avons besoin, mais d'une très forte MOTIVATION (qui vient souvent quand on est déjà malade ...), et aussi d'une bonne aide familiale et professionnelle : Le tabac est bel et bien une vraie drogue ...

Au Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille ("C.H.I.C.") de Quimper, on se donne les moyens de participer à la lutte anti-tabagique : Consultations gratuites.
("Ouest-France", le 11 février 2009)

 
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lundi 9 février 2009

Prévenir les cancers dès l'enfance : nouvelle campagne ! ( Source : Communiqué de presse, Inca, 4 février 2009)

A l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février, l'Union Internationale contre le cancer (UICC), avec le soutien de l'OMS et de presque 300 membres de l'UICC dans plus de 90 pays, lance une initiative mondiale pour promouvoir chez les enfants l'équilibre alimentaire et la pratique de l'activité physique afin de prévenir les cancers à l'âge adulte :

"Moi, j'aime bouger et manger équilibré".

La prévalence de l'obésité augmente chez les adultes et les enfants. L'"International Obesity Taskforce" estime que dans le monde, 30 à 45 millions d'enfants d'âge scolaire sont obèses.

Selon l'UICC, les facteurs alimentaires, le manque d'activité physique, le surpoids et l'obésité sont en cause dans environ 30% des cancers dans les pays développés et 20% dans les pays en développement. De ce fait, l'alimentation et l'activité physique apparaissent comme des facteurs-clés pour la prévention des cancers.

Cette augmentation de l'obésité existe aussi en France, où on estime que 11 à 14% des enfants présentent une surcharge pondérale et 3 à 4,5% une obésité. Ces problèmes doivent être pris en compte au plus tôt: les habitudes alimentaires acquises pendant l'enfance peuvent se perpétuer à l'âge adulte.

Il apparaît donc essentiel, en termes de prévention, d'essayer de réduire la sédentarité dès l'enfance, de favoriser une dépense physique régulière en complément d'une alimentation équilibrée et diversifiée basée sur les repères de consommation du Programme National Nutrition Santé (PNNS).

Membre de l'UICC, l'Institut National du Cancer soutient cette campagne qui va diffuser très largement ce message de prévention vers toutes les familles, les professionnels de santé, les professeurs, les responsables des politiques de santé publique. L'UICC mettra de nombreux outils à leur disposition: des posters téléchargeables disponibles sur Internet, deux rapports scientifiques, des kits média vidéo...

Des sites pour aller plus loin
e-cancer
www.uicc.org

Notre dossier ("Doctissimo") pour en savoir plus :
Cancer et alimentation

jeudi 5 février 2009

Cancers professionnels : un carnet de santé pour suivre le risque (Association pour la recherche sur le cancer).

Cancers pro : un carnet de santé pour suivre le risque
Un carnet de santé des travailleurs, recensant leurs expositions aux substances toxiques, pourrait prochainement voir le jour.

La commission des Affaires économiques du Sénat vient d'adopter un amendement issu du projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, visant à créer un dispositif de suivi des expositions professionnelles aux substances et aux conditions de travail nocives pour la santé.

Ce dispositif devrait prendre la forme d’un carnet de santé. Dans un premier temps, il ne concernera que les travailleurs exposés aux substances les plus dangereuses (cancérigènes, mutagènes et affectant la fonction reproductrice). Selon la dernière enquête Sumer (Surveillance Médicale des Risques professionnels) conduite par le ministère du Travail, 2 370 000 personnes, soit 13,5% des salariés sont exposés à des cancérogènes.

A plus long terme, l’exposition à d’autres substances et à différents facteurs de pénibilité tels que le travail posté ou le travail en milieu bruyant pourrait également être notifiée dans le carnet de santé des travailleurs.

vendredi 23 janvier 2009

La prostate, précieuse inconnue. ("Ouest-France", 23 janvier 2009).

 
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Rappel: Pour lire l'article plus confortablement, cliquez dessus ...

mercredi 21 janvier 2009

"Cancer: La prévention est dans nos assiettes"

Le salon de la qualité alimentaire, ce week-end à Toulouse, souligne les bienfaits des fruits et légumes pour notre notre santé.

Cliquer sur le titre du message.

mardi 20 janvier 2009

Le dépistage du cancer de l'utérus. ("Doctissimo")

Un grand dossier : Semaine européenne
de prévention du cancer du col de l’utérus.

Du 18 au 24 janvier 2009, la 3ème Semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus a pour but d’informer les femmes sur cette maladie, responsable de 1 000 décès par an.

Cliquer sur le titre du message pour accéder au dossier.

jeudi 15 janvier 2009

Le sucre lié au cancer du sein ... ? ("Doctissimo", Sciences & Avenir)

Une alimentation trop riche en sucre favoriserait les risques de développer un cancer du sein chez les femmes ménopausées.

Cliquer sur le titre du message pour lire l'article.

lundi 12 janvier 2009

Cancer de la prostate : un nouveau test. ("Doctissimo")

Le cancer de la prostate touche plus de 40 000 Français par an.
Actuellement, son dépistage repose sur un toucher rectal et le dosage sanguin du PSA. Mais depuis quelques mois, un nouveau test permet à partir d'un échantillon d'urine, d'évaluer le risque mais aussi la gravité d'un cancer, évitant des biopsies inutiles..

Cliquer sur le titre du message pour lire l'article.

mercredi 10 décembre 2008

Evaluez votre dépendance au tabac ... (Test de Fagerström)

Un test unanimement reconnu et utilisé, pour évaluer sa dépendance tabagique ...

Cliquer sur le titre du message ...

lundi 8 décembre 2008

VIDEO: La vaccination contre le cancer du col de l'utérus. ("Doctissimo")

Cette prévention primaire ne va pas remplacer le contrôle régulier par frottis mais elle va avantageusement la compléter. Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus protège contre les principaux papillomavirus impliqués dans ce cancer.

Cliquez sur le titre du message pour voir la vidéo et lire l'article.